La capitale haïtienne s’est réveillée sous tension, ce jeudi 18 janvier 2024. Dans diverses artères de la zone métropolitaine de Port-au-Prince, des barricades, tessons de bouteilles, pneus enflammés ont été érigés sur la chaussée.
LE STANDARD, le 18 janvier 2024. Une situation de panique a régné dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, ce lundi. En effet, les activités étaient au point mort. Dans la foulée, de longues files d’attente ont été remarquées. Dans les stations de gaz propane. Par-ci par-là, les gens s’approvisionnent en eau potable.
À Lalue, en plein cœur de Port-au-Prince, des pneus enflammés ont été remarqués. Quelques rares véhicules ont été observés, le transport en commun fonctionne au ralenti. En colère, les protestataires exigent la démission du premier Ministre de facto, Ariel Henry.
Bas Delmas, Delmas 19, 18, 24, Avenue Poupelard, Christ-Roi, Carrefour de l’aéroport et ses environs sont parmi les zones les plus touchées par ce vague mouvement de protestation.
Paniqués, sous les colonnes de fumée montant vers le ciel et des crépitements de balles, de nombreux parents ont traversé les barricades pour aller chercher leurs enfants à l’école.
Il faut souligner que, des tirs d’armes automatiques ont retenti les zones susmentionnées. Des personnes tuées, des blessés recensés, des maisons parties en fumée.
Parallèlement, des membres de la population ont vidé les lieux pour s’échapper à la fureur des gangsters. Les pourchassés laissent un appel pressant aux autorités policières pour un retour au calme.


