Comme à l’accoutumée, tous les fins d’année, de nombreuses institutions présentent un bilan sur l’ensemble des travaux réalisés ou des difficultés confrontées au cours de l’année en question. Pour celle de l’institution policière, l’an 2023 était catastrophique si on met en exergue le dernier bilan du Syndicat National des Policiers Haïtiens communiqué, le jeudi 28 décembre 2023.
LE STANDARD, le 29 décembre 2023. – 2023, une année d’effervescence pour les agents des forces de l’ordre. En effet, plusieurs policiers issus de différentes promotions et d’unités de la Police Nationale d’Haïti (PNH) ont été assassinés par des criminels.
En conférence de presse jeudi, le coordonnateur du Syndicat National des Policiers Haïtiens ( SYNAPOHA) a révélé que trente-sept (37) policiers ont été tués par des bandits armés entre le 10 janvier et le 19 décembre 2023. Lionel Lazare, le responsable de cette structure syndicale, a rappelé que coinquante-six (56) policiers avaient été assassinés par des malfrats l’année antérieure.

Dès le début de l’année en cours, les hors-la-loi de la bande à Luckson Elan opérant à Savien, département de l’Artibonite ont tué pas moins de six policiers, mercredi 25 janvier. Ces agents des forces de l’ordre ont été criblés de balles lors des tirs croisés entre bandits et policiers.
Les malfrats de Mowodwè et de Savien qui tentaient de prendre le contrôle du commissariat de Liancourt ont ouvert le feu sur les policiers affectés audit commissariat. En représailles, ces agents des forces de l’ordre ont riposté. C’est dans le cadre de ces violents affrontements que les six policiers ont perdu la vie.
Qui pis est, dans des vidéos amateurs publiées sur les réseaux sociaux, Le Standard a constaté des chiens étaient entrain de dévorer les cadavres de certains policiers tombés sous les balles assassines des voyous.

Notons que, le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti ( BINUH), a révélé que plus de mille-six-cents (1 600) policiers ont fuit le pays. Maria Isabel Salvador, la représentante du BINUH a déclaré que la majorité de ces policiers cherchent des opportunités d’émigration, dans un contexte d’aggravation de la situation sécuritaire du pays.


