La crise sécuritaire, politique et humanitaire qui frappe Haïti s’est aggravée, ces derniers jours, avec une propagation de la violence des gangs qui contrôlent une grande partie de la capitale. À Tabarre, commune de Port-au-Prince, l’insécurité atteint un sommet critique où des bandits armés imposent leur loi au grand dam de la population.
Dimanche, les zones de Tabarre 24 et 27 ont été submergées par une attaque armée d’une rare intensité, déclenchant une vague de panique parmi la population locale. Des échanges de tirs nourris ont résonné dans les rues, créant un climat de terreur palpable.
Selon les informations parvenues à la rédaction de l’agence en ligne, L’Etendard, les bandits armés ont envahi la municipalité dirigée par Nice Simon aux environs de 10 heures PM. Les criminels ont incendié plusieurs maisons et mis le feu à des véhicules qui se trouvaient sur leur passage.
Cette nouvelle offensive souligne l’intensification des actes de violence orchestrés par les bandes criminelles dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Face à cette situation alarmante, les habitants de Tabarre fuyant leurs maisons lancent un appel désespéré aux autorités et aux forces de sécurité nationales pour intervenir immédiatement et rétablir l’ordre dans la commune.
Il est crucial de rappeler que cette nouvelle attaque survient à peine de quatre (4) jours après un précédent assaut similaire le 17 octobre dernier, qui avait déjà causé d’importants dégâts matériels et des pertes en vies humaines.
Aussi, faut-il rappeler que le Premier ministre haïtien, Garry Conille, avait affirmé lors de son installation que le retour à la sécurité et la lutte contre la corruption seraient les priorités de son gouvernement. Cependant, sous le regard passif des autorités, les bandits armés continuent d’acquérir de nouveaux territoires.


