À Kenscoff, des bandits armés, accusés d’appartenir à la coalition Viv Ansanm, ont repris l’offensive, plongeant une fois de plus la population dans le deuil. Dimanche soir, dans la localité de Tête K-Jacques» ils ont mené une attaque d’une violence extrême : plusieurs personnes ont été tuées, leurs corps incendiés, tandis qu’au moins neuf maisons ont été réduites en cendres.
Malgré les appels répétés du maire Jean Massillon, qui sollicite l’intervention des autorités policières afin de consolider les zones récemment reprises aux gangs, la coalition « Viv Ansanm » a encore frappé.
Selon le témoignage d’une femme dont le père a été tué à coups de hache, plusieurs autres victimes ont subi le même sort, tandis que d’autres ont été abattues. En sanglots, la dame explique avoir échappé de peu à la mort, déplorant une violence qui atteint un niveau alarmant dans la région.
Sur des vidéos amateurs circulant sur les réseaux sociaux, on voit des paysans en larmes tentant de réconforter les familles des victimes. Des cris de détresse se font entendre, illustrant la douleur, la peine et le profond chagrin des habitants.
Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU a autorisé la transformation de la MMSS en Force de Répression des Gangs, les résultats tardent à se faire sentir. De Port-au-Prince à Kenscoff, en passant par l’Artibonite et le Centre, les gangs continuent d’étendre leurs tentacules. De nombreux Haïtiens dénoncent l’attitude de la communauté internationale qui, selon eux, profite de la crise sécuritaire pour avancer ses propres intérêts politiques et économiques.
Pour d’autres, la résolution de la crise passe par le renforcement de la Police nationale et des Forces armées. Une police professionnelle et une armée équipée, affranchies de l’influence des acteurs politiques et du secteur privé, seraient en mesure de rétablir l’ordre et de protéger la vie et les biens.


