Des affrontements entre des citoyens regroupés en brigades de vigilance et bandits armés ont causé la mort d’au moins huit personnes et fait onze blessées, lundi 15 juillet 2024 dans la zone de « Patchwal» dans le département de l’Artibonite.
Le Standard, le 17 juillet 2024.- Le département de l’Artibonite est plongé dans une crise sécuritaire aiguë. Lundi, des bandits armés du gang Grand Griffe ont attaqué le Commissariat de Moro. Des tirs sporadiques ont été entendus. En conséquence, huit personnes dont quatre présumés bandits ont été tuées et onze autres blessées.
Les personnes blessées l’ont été alors qu’elles apportaient leur soutien à la Police nationale pour empêcher les bandits de prendre le contrôle du commissariat de Moro.
Intervenant sur Magik 9, hier mardi, Bertide Horace, porte-parole de la Commission de dialogue et de conscientisation pour sauver l’Artibonite, a fait savoir que les bandits tentent de prendre le contrôle du commissariat de Moro depuis le vendredi 12 juillet.
Ces attaques persistent et les membres de la population tentent de protéger les locaux de l’institution, a-t-il poursuivi.
Selon ce qu’a fait savoir Bertide Horace, dans les communes de l’Estère et Liancourt, entre autres, « la majorité des adolescents sont des enfants-soldats. Ces derniers ne réfléchissent pas. Ils tirent sur tout ce qui bouge ».
Il est à souligner que le département de l’Artibonite est plongé dans une grave crise sécuritaire, marquée par les récentes attaques perpétrées contre les infrastructures policières. Malgré les efforts de la PNH et l’arrivée de renforts sécuritaires étrangers, les autorités peinent à contenir l’escalade de la violence.


