Au centre-ville de Port-au-Prince, les balles ont sifflé dans la soirée du lundi 27 janvier 2025. Des sources rapportent à la rédaction d’Etendard qu’ils s’agissait d’affrontements armés entre policiers et bandits regroupés au sein d’une coalition criminelle dénommée «Viv Ansanm» terrorisant la population livrée à elle-même.

D’après les informations recueillies, les combats se sont déroulés dans les zones de Champs-de-Mars, où des tirs d’armes de gros calibre y ont été entendus provoquant la peur parmi les résidents des Avenues Christophe, Charles Summer, entre autres. Selon le bilan partiel, un policier a été tué.
Cet événement survient quelques jours après les menaces proférées par les gangs armés concernant d’éventuels assauts contre plusieurs communes de la capitale. Si le premier ministre de facto Alix Didier Fils-Aimé et les membres du Conseil présidentiel de transition animés par leur égo ont été alertés, cependant, aucune disposition n’a été prise pour contrer les gangs armés responsables de meurtres, kidnappings contre rançon, tueries de masse et d’incendies criminels.
Dans la commune de Kenscoff située dans les hauteurs de la capitale où l’insécurité atteint un niveau critique, la situation demeure préoccupante suite à l’attaque perpétrée lundi contre le quartier de Mache Gode.
À Port-au-Prince, l’autorité de l’État est effondrée. L’inquiétude est liée à la recrudescence des actes de violence marquée par une série d’attaques incessantes laissant place à la stupeur.
Rien que pour l’année 2024, plus d’un million de personnes sont déplacées en Haïti en raison de la violence aveugle des gangs, soit environ trois fois plus qu’il y a un an.
Ces chiffres publiés dans un rapport alarmant de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), une agence de l’ONU sur Haïti témoignent non seulement l’ampleur de la crise sécuritaire mais aussi, le silence complice des dirigeants qui préfèrent servir leurs intérêts personnels au lieu de se concentrer sur les défis auxquels le pays est confronté ainsi que les perspectives permettant de combattre l’insécurité croissante.

Les gangs armés poursuivent leurs exactions défiant le gouvernement CPT-Fils-Aimé qui semble se limiter à des promesses utopiques sans offrir de résultats concrets. Pendant ce temps, la police nationale d’Haïti en proie à d’énormes difficultés face à un manque de moyens criant appuyée par des policiers étrangers de la mission multinationale peine à contenir l’escalade de la violence.


