La presse haïtienne traverse une période sombre, où les frontières entre information, manipulation et règlement de comptes s’effacent dangereusement. Au cœur de cette dérive inquiétante, un nom s’impose : Richardson Séraphin.
À la tête de la plateforme AC NEWS509, Séraphin ne s’illustre ni par sa rigueur journalistique, ni par son engagement pour la vérité. Ce qu’il manie avec constance, en revanche, c’est l’humiliation publique, la manipulation des faits et la diffamation ciblée. Sa dernière sortie sur X (anciennement Twitter) en est la preuve flagrante : il y associe les noms de plusieurs journalistes professionnels à l’organisation politique Viv Ansanm, dans un montage mensonger, sans contexte, sans fondement, sans autorisation.
L’objectif est clair : détruire la crédibilité de ceux qui ont refusé de se compromettre avec lui. Car derrière cette attaque, se cache une vérité gênante : Richardson Séraphin a tenté de corrompre plusieurs de ces journalistes, dans l’espoir de se frayer un chemin dans l’administration publique. Leur refus a déclenché sa vengeance.
Le cas de Matiado Vilmé est particulièrement révoltant. Alors qu’elle mène un combat difficile contre un cancer colorectal et qu’elle a eu le courage de solliciter publiquement l’aide de ses confrères, elle est aujourd’hui la cible d’une campagne d’acharnement orchestrée par Séraphin. Il l’attaque sans retenue, avec une cruauté d’autant plus indigne qu’elle vise une femme malade, déjà fragilisée.
AC NEWS509 n’est désormais plus un média d’information : c’est un outil de chantage, de règlement de comptes, de diffamation.
Un micro qui sert à quémander d’un côté, et à salir de l’autre.
Il est temps de dire les choses clairement :
Richardson Séraphin ne fait pas du journalisme. Il abuse du micro. Il manipule la parole publique à des fins personnelles. Il ne défend aucune vérité, il défend ses frustrations.
Le journalisme, même dans un pays en crise, doit rester un métier d’honneur, fondé sur la recherche rigoureuse de l’information, le respect de la dignité humaine et la responsabilité dans l’usage des mots.
Face à de telles dérives, le silence devient complicité. La profession doit se lever, non pour protéger ses privilèges, mais pour défendre ses principes.
Car diffamer n’est pas informer.
Corrompre n’est pas convaincre.
Et insulter n’est pas exister.


