Les attaques armées à Port-au-Prince ont causé la fermeture des écoles et universités depuis fin février. Le système éducatif haïtien traverse une période très difficile. Les professeurs, les écoliers et étudiants sont restés confinés.
Les actes criminels se sont multipliés au milieu d’une année scolaire qui a commencé avec beaucoup d’incertitudes, d’angoisses, en raison des assauts criminels caractérisés par l’inégalité croissante, l’impunité, entravant le bon fonctionnement du système éducatif haïtien.
Le Standard, le 21 avril 2024. La violence consumant la région métropolitaine de Port-au-Prince a un impact direct négatif sur le système éducatif haïtien. La déclaration du premier ministre de facto, Ariel Henry, annonçant sa démission jusqu’en 2026, a provoqué les bandes armées d’imposer leur loi sur Port-au-Prince ciblant les écoles et universités.

En effet, depuis environ deux mois les centres éducatifs dont les facultés de l’Université d’État d’Haïti sont les principales cibles des gangs de la coalition Viv Ansanm. Ils ont, en effet, attaqué puis vandalisé la faculté de Sciences, Petit Séminaire Collège Saint Martial. Parallèlement, Ils s’en sont pris à l’école nationale des arts, l’école normale supérieure entre autres situées à un jet de pierre du Palais national.

De plus, dans la soirée du samedi 20 au dimanche 21 avril 2024, les gangs de la coalition Viv Ansanm ont vandalisé et pillé les locaux de la faculté de médecine et de pharmacie (FMP) située à la rue Roswald Durant, centre-ville de Port-au-Prince. La nouvelle a été confirmée par un responsable du Rectorat de l’Université d’État d’Haïti affirmant que, les malfrats ont exploité un passage relativement inconnu des non-initiés entre l’HUEH et le campus FMP.

Il est à souligner que, l’insécurité qui prévaut dans la capitale haïtienne atteint son paroxysme et met en péril le système éducatif.
Pour voler au secours des élèves et des étudiants, certaines institutions scolaires tentent de dispenser des cours en ligne en dépit des pannes majeures de téléphonie et d’internet.


