Pas moins de 2 505 personnes ont été tuées ou blessées dans des actes de violence perpétrés par des gangs durant le 1er trimestre de l’année 2024. Ce bilan est communiqué par le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH), ce vendredi 19 avril 2024.
Le Standard, le 19 avril 2024. Le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) a publié, vendredi 19 avril 2024, son rapport trimestriel sur la situation des droits de la personne en Haïti pour la période allant de janvier à mars 2024. Selon ce rapport, au moins 2 505 personnes ont été tuées ou blessées dans des actes de violence perpétrés par des gangs, marquant ainsi les trois premiers mois de l’année comme la période la plus violente depuis début 2022.
Au cours de cette période, au moins 438 personnes ont été kidnappées, avec une baisse de 37% comparativement au quatrième trimestre de l’année 2023. Ces cas d’enlèvement ont été enregistrés dans les départements de l’Ouest et de l’Artibonite. Les deux (2) départements qui comptent le plus de gangs armés dans le pays.
Dans ledit rapport, le BINUH fait état des attaques coordonnées d’envergure menées par des gangs contre des institutions publiques et des infrastructures stratégiques de la capitale haïtienne tout au long du mois de mars. Aussi, a-t-il noté l’évasion de 4 600 détenus de la prison de la Croix-des-bouquets et du Pénitencier national, 22 commissariats et d’autres bâtiments de la Police saccagés ou incendiés ainsi que 19 policiers tués ou blessés par des bandits armés.
En outre, les violences sexuelles continuent d’être utilisées par les gangs comme outil pour attaquer les résidents des quartiers rivaux. Ils recrutent également des enfants pour commettre des activités criminelles.
Le rapport souligne également l’impact de la justice populaire exercée dans le cadre du mouvement « Bwa Kale » et des groupes d’autodéfense, qui ont causé la mort d’au moins 141 bandits ou trafiquants d’armes et munitions ou encore des personnes associées à des groupes armés sur le territoire national.
Face à cette situation critique, le BINUH recommande à la communauté internationale de maintenir Haïti dans l’agenda international et d’accélérer le déploiement de la Mission multinationale de soutien à la sécurité, conformément aux normes en matière de droits de la personne.


