Depuis un certain temps, les gangs armés imposent leurs tentacules à travers la région métropolitaine de Port-au-Prince. Ces derniers temps, ils visent les infrastructures étatiques dont les ministères, les directions générales, les aéroports, le Palais national.
LE STANDARD, le 2 avril 2024. À la suite de la dernière adresse à la nation du premier ministre, Ariel Henry, annonçant sa démission, les bandits armés de la coalition « Viv Ansanm» veulent à tout prix occuper les infrastructures importantes de l’Etat haïtien dont le Palais national.
Pour exécuter leur plan, ils ont assiégé, l’air du champ-de-mars à maintes reprises. Commentant ainsi meurtres, incendies, entre autres. Grâce aux efforts déployés par la police et l’armée, les malfrats ont rebroussé chemin.
Hier lundi 1 er avril 2024, la situation était tendue dans les parages de la présidence. Des tirs sporadiques ont été entendus. Les bandes criminelles ont tenté d’envahir ses locaux. La police a dû intervenir pour repousser les envahisseurs.
Dans la foulée, quatre policiers dont un agent de l’unité de sécurité du palais national ont été blessés par balles. Ils ont été transportés d’urgence dans un centre hospitalier pour recevoir les soins nécessitant leur cas.

Sur leur parcours, les malfrats ont incendié un char blindé de l’institution policière à la rue Monseigneur Guilloux, a appris Le Standard. Peu avant 6 heures PM, un calme apparent a été observé.
Il est à remarquer que, le vendredi 15 mars dernier, les gangs armés de la coalition «Viv Ansanm » ont tenté de prendre le contrôle du palais national. Au cours de l’attaque, la police avait tué plusieurs d’entre eux.
En dépit des dispositifs de sécurité, les regroupements criminels qui ont revendiqué ces attaques affirment que leur objectif c’est de prendre le contrôle du Palais national.


