Les Rues de l’Enterrement, du Centre, de Joseph Janvier ont été le théâtre d’affrontements entre policiers et bandits armés. En effet, des tirs d’armes de gros calibre ont été entendus. Un présumé bandit tué par la police. Une situation qui a provoqué la peur au ventre.
LE STANDARD, le 26 février 2024. Tôt dans la matinée de ce lundi 26 janvier, des heurts entre policiers et bandits armés sont éclatés au centre-ville de Port-au-Prince. Ces affrontements armés ont causé la mort d’un individu. Le cadavre de ce dernier, jusqu’à la rédaction de cet article, (7: 50 PM) baigne dans son sang entre l’angle des Rues de l’Enterrement et Joseph Janvier.
Cet assaillant vêtu d’un short vert, d’un maillot multicolore est accusé d’être un membre de gang semant la terreur dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Il a été abattu par des agents des forces de l’ordre aux environs de 10 heures du matin, selon les témoignages. Son corps inerte tatoué est maculé de sang a-t-on constaté.
Après la mort de l’individu, en représailles, ses acolytes ont tiré partout et érigé des pneus enflammés dans les zones envoisinantes dont à la Rue des Casernes. Pour repousser les criminels, des policiers à bord des chars blindés de l’institution policière ont cantonné au niveau de ladite rue. Ils ont riposté et fait usage de gaz lacrymogènes.
Cette situation a provoqué un vent de panique au centre-ville de Port-au-Prince, dont dans les zones sus-citées. Les rues étaient désertes. Aucun véhicule n’a été remarqué. Pas de marchands dans les rues. Par craindre d’être victimes, les résidents sont restés chez eux et gardés leurs portes ainsi que leurs barrières fermées.
«Ça fait des mois depuis que j’ai été chassée à Mariani. J’ai l’impression que la situation sera aussi compliquée dans la zone. Mon Dieu, hmmm! » a regretté une dame plongée dans la tristesse.
«Voisine, crois-moi si tu veux dans un délai non lointain je serai au Cap-Haïtien. Je vais chez moi. Il n ya plus de vie à Port-au-Prince», a répondu un père de famille qui commentait cette journée mouvementée avec la réfugiée.
7: 50 PM la situation reste encore tendue. Des rafales d’armes sont entendues. Des déplacés internes et d’autres habitants de la zone lancent un appel pressant aux autorités policières pour leur venir en aide car, selon ses dires, ils n’ont nul part où aller.


