Depuis des années, la République d’Haïti fait face à une insécurité alarmante. Les bandits armés qui étendent leurs tentacules dans diverses régions du pays ne font que de terroriser le peuple haïtien. Les malfrats kidnappent, volent, violent et tuent. Pour résorber ce fléau, après avoir découvert que la majorité des armes et munitions utilisées par les bandits sont transitées par la République Dominicaine, des sénateurs américains ont écrit au président Biden pour exprimer leurs inquiétudes sur ce dossier.
LE STANDARD, le 05 janvier 2024. Vu la montée vertigineuse de l’insécurité qui sévit en Haïti, plusieurs organisations internationales dont l’ONU ont investigué sur la provenance des armes et munitions qui plongent la population haïtienne dans le désarroi.
En octobre dernier, le rapport d’expert de l’ONU a révélé que la majorité des armes qui entre en Haïti sont en provenance des États-Unis en passant par la République dominicaine. Ces armes, selon le rapport, se vendent entre 500 à 700 US aux USA, 2500 US en République Dominicaine et le double de ce montant en Haïti.
Des mois plus tard, soit janvier 2024, des sénateurs américains dont Elisabeth Warren et Bernie Sanders ont écrit à l’administration Biden pour exprimer leurs inquiétudes concernant le pays de Luis Abinader utilisé comme terre de transit pour faire entrer des armes et munitions en Haïti.
Ces parlementaires ont fait savoir que la République Dominicaine a des intérêts dans l’insécurité qui gangrène Haïti. Ils demandent au président Biden de faire pression sur les autorités dominicaines pour freiner cette pratique qui fragilise la vie des haïtiens.
Il faut souligner que les autorités dominicaines affirment toujours qu’Haiti représente une menace pour l’île. Cependant à la faveur de leur silence, leur pays contribue grandement à la détérioration du pays sur le plan sécuritaire.


