La commune de Montrouis a été submergée dimanche par une attaque d’une rare intensité déclenchant une vague de panique parmi la population locale. Des tirs d’armes lourdes retentissaient dans ce secteur causant la mort de plusieurs personnes et faisant des blessés par balles.
Selon les informations recueillies auprès d’un habitant de la commune, au moins trois personnes dont un adolescent de 16 ans ont été tuées. Les cadavres des victimes maculés de sang suivis par des mouches ont été découverts aux abords d’une zone agricole près du centre-ville de Montrouis.
Offusquée, la population a tenté de se défendre. Dans un acte de représailles, elle a incendié plusieurs maisons dans la localité de Piatre, fief des envahisseurs.
Cette nouvelle attaque orchestrée par des individus, membres du gang opérant dans la zone de Piatre, met en lumière l’incapacité des forces de sécurité nationale à ramener la paix dans un pays en proie à la violence des groupes terroristes. Ces derniers sont accusés de nombreux meurtres, assassinats, tueries de masse, entre autres.
Il est important de noter que ces derniers temps, les Haïtiens vivent dans la crainte en raison des actions des gangs armés. Partout, les criminels imposent leur loi au grand dam de la population, tandis que les autorités restent silencieuses.
Rien que pour l’année 2024, au moins 5 601 personnes ont été tuées, selon ce qu’a indiqué l’ONU dans un rapport alarmant publié début janvier sur Haïti. Ces cas de meurtres témoignent de l’extrême gravité de la situation en Haïti.
En outre, l’organisation internationale a souligné qu’au cours de cette même année, des milliers d’habitants ont été blessés ou contraints de fuir leurs maisons, vivant dans des conditions inhumaines.
Malgré tout, les autorités restent silencieuses. Le comportement jugé passif des dirigeants haïtiens suscite de vives réactions. S’ils ne sont pas complices de la situation sécuritaire d’Haïti, ils semblent faire semblant de ne pas mesurer l’ampleur des dégâts criminels.


