Des rafales d’armes automatiques ont rythmé la route de l’aéroport dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 décembre 2024. À l’origine, une attaque coordonnées de gangs contre l’hôpital Bernard Mevs.
La violence s’est à nouveau exprimée sur place, au détriment de la population. Dimanche soir, après une journée très mouvementée, les bandits armés regroupés au sein d’une coalition criminelle dénommée Viv Ansanm ont lancé une violente attaque contre le centre hospitalier Bernard Mevs. Ils ont tiré dans toutes les directions plongeant les malades ainsi que le personnel de l’hôpital dans une peur constante.
Des agents de la police nationale d’Haïti ont été déployés pour repousser les envahisseurs. Jointe par téléphone, une source indique au journal que les forces de l’ordre ont repris le contrôle de la situation. « Les policiers sont sur place pour assurer la protection du bâtiment abritant l’hôpital», a-t-elle poursuivi.
Si les S.O.S ont été lancés à des journalistes, il est cependant difficile de vérifier de manière indépendante le bilan de ces affrontements.
La violence des gangs, déjà endémique dans ce pays des Caraïbes, s’aggrave depuis février. Ces derniers qui contrôlent 80% de la capitale, Port-au-Prince se livrent à des actes de viols, vols, kidnappings contre rançon, tueries de masse et d’incendies criminels.
Ces violences ont poussé plus de 700.000 personnes, pour moitié des enfants, à fuir leur domicile, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).


