Depuis le jeudi 17 octobre dernier, la région métropolitaine de Port-au-Prince est le théâtre d’affrontements entre forces de sécurité et gangs armés. Au milieu des échauffourées, deux soldats des Forces armées d’Haïti dont les identités n’ont pas été communiquées sont sortis blessés.
La capitale haïtienne, Port-au-Prince aux mains des bandits à 80%, est sous l’emprise des civils armés qui continuent à défier l’autorité de l’État et de déstabiliser le pays. Pas un jour ne passe sans que des cas d’incendies criminels, d’assassinats et de blessés par balles n’aient été enregistrés.
Jeudi, les regroupements criminels ont coordonné une attaque armée contre plusieurs zones de la région métropolitaine de Port-au-Prince dont Champ-de-Mars et Solino. Pour repousser les gangsters, il a fallu l’intervention des forces de sécurité nationale soutenues par les policiers kényans déployés dans le cadre de la mission multinationale d’appui à la sécurité.
C’est au milieu des échanges de tirs que ces deux militaires sont sortis blessés. La blessure par balles des militaires haïtiens soulignent la menace persistante des bandits armés dans la capitale haïtienne.
Cet incident intervient au moment où Garry Conille et les membres du Conseil présidentiel de transition animés par leur égo luttent pour le pouvoir, et ce, pour servir leurs intérêts personnels. Les atermoiements et l’égocentrisme politiques, laissent peu de place à la réflexion et la planification de politiques publiques capables de résoudre la crise sécuritaire qui ravage le pays.


