Le gang des ‹‹ 400 Mawozo ›› dirigé par Wilson Joseph mieux connu sous le nom ‹‹ Lanmò San Jou ›› ne chôme pas. Ce regroupement criminel multiplie ses forfaits en dépit de la présence de 200 policiers kényans en Haïti dans le cadre d’une mission multinationale d’appui à la sécurité.

En début de semaine, le directeur général de la Police Nationale d’Haïti, Rameau Normil a déclaré « la récréation est terminée », aux gangs armés. Pourtant, les terroristes des ‹‹ 400 Mawozo ›› ont barricadé, lundi, la voie principale de la Croix-des-Bouquets avec des conteneurs.
LE STANDARD.- Le lundi 8 juillet dernier, le numéro un de l’institution policière, Rameau Normil et le chef de la mission multinationale d’appui à la sécurité, l’inspecteur général Godfrey Otunge ont donné une conférence de presse conjointe. L’occasion pour les responsables de s’engager à reprendre le contrôle des territoires dominés par les gangs.
Quelques heures après, des images ont tourné en boucle sur les réseaux sociaux montrant la route principale de la Croix-des-Bouquets barricadée par des containers. Une source proche de la mairie de la Croix-des-Bouquets qui s’est confiée au journal révèle que les photos diffusées sur les réseaux sociaux sont authentiques.
« Les bandits ont entreposé puis soudé des conteneurs sur la route nationale # 8 et forcent les chauffeurs qui veulent se rendre au centre-ville de la commune à emprunter la rue Grande Plaine, communément appelée Nan Rakèt, qu’ils contrôlent parfaitement », a expliqué la source.
Les autorités sont impuissantes devant la multiplication des exactions des bandits régnant en maître et seigneur dans la commune. La source a indiqué au journal que la police a été informée de la situation, cependant, jusqu’ici, rien n’a été fait pour rendre la voie accessible.
Il est à souligner que depuis quelques mois la commune de la Croix-des-Bouquets est tombée sous la férule des gangs armés responsables de vols, kidnappings, vols, viols, tueries de masse, d’incendies criminels qui veulent conquérir d’autres territoires.
Face à cette situation alarmante, les habitants de la commune précitée lancent un appel désespéré aux autorités et aux forces de sécurité nationales pour intervenir immédiatement et rétablir l’ordre dans la commune.


