De longues files d’attente ont été constatées ce jeudi 20 novembre devant plusieurs stations-service de Port-au-Prince, laissant entrevoir une possible rareté de carburant. Sans réaction officielle des autorités concernées, cette situation nourrit interrogations et prudence au sein de la population.
Dans un contexte déjà marqué par l’insécurité, certains acteurs du commerce signalent des perturbations dans la distribution de produits de première nécessité. La diminution des rotations de transport, jugées risquées sur certaines routes, pourrait ralentir l’acheminement des marchandises et affecter l’accès aux denrées essentielles.
Si aucune hausse de prix généralisée n’est encore observée, des commerçants redoutent que la combinaison d’un approvisionnement incertain et de conditions sécuritaires difficiles ne fragilise davantage les circuits de distribution.
L’évolution de la situation reste pour l’instant suspendue à une éventuelle clarification des autorités et à la capacité des transporteurs à maintenir leurs activités dans ce climat d’incertitude.
Dans un pays où l’économie dépend fortement du transport routier, la rareté du carburant menace de paralyser davantage la distribution des biens vitaux, accentuant la vulnérabilité des ménages face à l’insécurité et à l’instabilité.


