Alors que les policiers et militaires étrangers déployés en Haïti dans le cadre de la mission multinationale de soutien à la sécurité peinent à contenir l’escalade de la violence des gangs, Washington prévoit de renforcer cette mission avec un autre pays aux commandes.
La cheffe adjointe de mission américaine, Kimberly J. Penland a annoncé mercredi que les Etats-Unis mettent les bouchées doubles dans les démarches visant à financer la mission internationale pour restaurer la paix dans un pays sombré dans le chaos.
« Si le Conseil de sécurité de l’ONU poursuit ce modèle, nous rechercherons également une participation régionale solide pour assurer le leadership stratégique de la force », a déclaré Penland, refusant d’entrer dans les détails.
La révélation des plans des États-Unis et de leur co-auteur, le Panama, qui prévoient notamment de renommer la mission et de repenser ses opérations, a eu lieu lors d’une présentation du secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin, sur une feuille de route triennale de 2,6 milliards de dollars pour Haïti.
Nairobi vante les opérations de la MMSS contre les gangs, évoquant des progrès notables dans la sécurisation d’axes routiers et d’infrastructures. Malgré ces avancées, l’efficacité de la mission reste sujette à débat. Selon un rapport du BINUH, au moins 1 520 personnes ont été tuées et 609 blessées au deuxième trimestre 2025, illustrant la persistance de l’insécurité en Haïti.
Les Etats-Unis, inquiets de l’aggravation de la crise sécuritaire, veulent remplacer le Kenya à la tête de cette mission confrontée à un problème d’effectifs et de financements. Une résolution est en préparation pour soumettre au Conseil de sécurité de l’ONU.


