L’état de santé de l’ancienne mairesse de la commune de l’Arcahaie, Rosemila Petit-Frère, inquiète depuis quelques jours alors qu’elle est détenue à la Direction centrale de la police judiciaire pour des raisons encore floues.
Son avocat, Me Mario Delcy a lancé lundi un cris d’alarme sur la situation sanitaire de sa cliente évoquant des problèmes de santé convulsifs répétés, aggravés par les conditions de détention précaires à la DCPJ, notamment la chaleur intense et l’exiguïté des locaux. Il réclame sa remise en liberté.
Les convulsions sont la partie visible de la maladie, qui induit aussi des conséquences neurobiologiques, cognitives et psychologiques. Il s’agit de secousses musculaires involontaires et violentes, ou d’une rigidité du corps, dues à une décharge électrique excessive dans le cerveau.
Les convulsions peuvent varier d’une perte de conscience et de mouvements involontaires à des symptômes moins spectaculaires comme des hallucinations ou des gestes répétitifs.
Elles peuvent être généralisées, avec perte de conscience, ou plus localisées avec des symptômes moins évidents.
Rosemila Petit-Frère a été transférée, samedi 16 août à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) à bord d’un hélicoptère, après avoir été arrêtée en République Dominicaine le 10 août puis remise aux autorités haïtiennes au Cap-Haïtien.
Il convient de rappeler que l’Unité centrale de renseignements financiers (UCREF), après enquête, avait produit un rapport révélant l’implication présumée de Rosemila Petit-Frère dans des affaires de blanchiment d’avoirs. Ce rapport a été transmis au parquet de Port-au-Prince pour les suites judiciaires. Depuis, l’ancienne mairesse fait l’objet de vives critiques en Haïti.


