Le gouvernement américain a expulsé mardi vers Haïti 70 haïtiens. Ces compatriotes ont été refoulés à bord d’un vol charter en provenance de la république étoilée.
Depuis des mois, Haïti s’enfonce dans une crise sécuritaire aiguë marquée par la violence des gangs armés. Ces criminels sont accusés de vols, viols, kidnappings contre rançon, d’incendies criminels entre autres.
À la recherche d’un ciel plus clément, de nombreux haïtiens ont laissé leur terre natale pour se réfugier dans des pays d’Amérique notamment en République Dominicaine et aux États-Unis. Alors que ces pays dits amis d’Haïti se resserrent l’étau migratoire sur ce pays des caraïbes en proie à la violence des gangs.
Mardi 3 décembre 2024, 70 Haïtiens ont été placés sur un vol d’expulsion en direction de l’aéroport du Cap-Haïtien. Les Haïtiens expulsés par les autorités américaines arrivent dans leur pays d’origine dans un contexte anarchique. Les gangs contrôlent la quasi-totalité des axes routiers de la capitale Port-au-Prince.
Selon Garlande Désauguste, responsable régional de l’Office National de la Migration (ONM), la plupart des refoulés étaient incarcérés dans des centres carcéraux.
Ces compatriotes se trouvent confrontés à des situations qui font appel à la pitié. En effet, une aide de première nécessité comprenant une couverture de survie, une assurance santé et un montant de 5 milles gourdes pour faciliter leur réintégration dans les villes de province est accordé aux déportés.
Il est crucial de souligner qu’Haïti vit à la merci des pays dits amis. Le pays est si vulnérable et si fragile que la moindre décision souveraine en matière de migration des Etats-Unis ou de la République dominicaine l’affecte au plus haut niveau.


