Les affrontements dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) ont causé la mort de plus de 700 personnes et fait environ 2 800 blessé entre le 26 et le 30 janvier, selon l’Organisation des Nations unies (ONU). L’Organisation mondiale de la santé (OMS) et ses partenaires ont mené une évaluation sur place estimant que ces chiffres pourraient encore augmenter.
La ville de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, est tombée sous le contrôle de la coalition rebelle M23/AFC, selon les déclarations du groupe armé. Le gouvernement congolais, qui accuse le Rwanda de soutenir ces rebelles, n’a pas confirmé la prise de la ville mais reconnaît qu’elle est assiégée. Cette offensive s’inscrit dans une série de conquêtes territoriales réalisées par les rebelles ces dernières semaines.
Face à cette situation alarmante, le président congolais Félix Tshisekedi a promis une réponse « vigoureuse et coordonnée » contre les forces rebelles. De son côté, l’ONU a signalé une recrudescence des violences et met en garde contre les déplacements massifs de la population. À Goma, de nombreuses infrastructures humanitaires ont été pillées, compliquant l’acheminement de l’aide aux civils.
L’ONU a également alerté sur une crise sanitaire imminente. L’accès à l’eau potable a été interrompu, obligeant les habitants à puiser de l’eau non traitée dans le lac Kivu, ce qui accroît le risque de maladies hydriques. Sans intervention rapide, les organisations humanitaires redoutent une flambée épidémique.
Alors que la situation reste tendue à Goma, les rebelles se rapprochent de Bukavu, une autre grande ville de l’est du pays. L’ONU et les autorités locales craignent une aggravation du conflit, qui pourrait entraîner de nouvelles pertes humaines et une crise humanitaire de grande ampleur.
Gesnel Moïse


