Plusieurs présumés bandits ont péri mardi dans des frappes de drones au cours d’une opération policière menée au centre-ville de Port-au-Prince, une zone largement contrôlée par la coalition criminelle « Viv Ansanm ». Cette offensive suscite à la fois espoir et scepticisme quant à la possibilité de reprendre les quartiers tombés sous le joug des gangs armés.
Le directeur général de la Police nationale, Vladimir Paraison, réaffirme sa détermination à traquer les chefs de gangs. Pour concrétiser sa stratégie, l’institution a lancé une vaste opération sur plusieurs fronts dans la capitale ainsi que dans les départements de l’Artibonite et du Centre.
Plusieurs bandits ont été tués ou blessés, mardi 18 novembre, lors d’affrontements avec des unités spécialisées, appuyées par la Task Force. Selon des témoins, des tirs sporadiques et des frappes de drones ont été entendus dans les zones de Ruelle Larac, Rue Nicolas, Grand-Rue, Marché en Fer, entre autres.
Présentée comme une avancée majeure dans la lutte contre les gangs, cette intervention relance le débat sur la capacité des forces de sécurité haïtiennes à reprendre le contrôle des territoires occupés. Les groupes criminels, connus pour leurs velléités d’expansion, sont accusés de vols, viols, meurtres et incendies criminels.
Il convient toutefois de souligner que malgré ces efforts, les terroristes continuent de semer le deuil parmi la population. Rien qu’hier soir, ils ont tué au moins trois personnes, dont un policier, à Turgeau, Port-au-Prince.


