Depuis des jours, la République Dominicaine en désaccord avec Haïti face à la construction du canal sur la Rivière Massacre. Par peur d’être victimes, de nombreux haitiens quittent le sol dominicain pour revenir en Haïti.
République Dominicaine, le 15 septembre 2023. Alors que Haïti patauge dans une crise politique, économique et sécuritaire, plusieurs haïtiens qui se réfugiaient en terre voisine à la recherche d’un mieux-être sont obligés d’y laisser par peur d’un éventuel massacre comme celui de 1937 surnommé le couteau.
Pour montrer son mécontentement, en dépit des pourparlers entrepris, le mercredi 13 et jeudi 14 septembre 2023, entre les autorités haïtiennes et dominicaines, le président dominicain Luis Abinader a pris de sérieuses mesures comme la fermeture de ses frontières terrestres, maritimes, aériennes avec Haiti, la suspension des relations commerciales avec la République d’Haïti et l’interdiction d’entrer en République Dominicaine de neuf haïtiens dont des anciens sénateurs.
Si dans les jours écoulés la construction de ce canal n’a concerné que les gens du Nord-est, ces derniers temps elle prend une tournure nationale. « kanal li ye tonton, pou’n kanpe travay sa se si e sèlman si gen yon masak ki fèt, nou prè pou’n mouri pou kanal sa », ont déclaré les travailleurs supportés par de nombreux haïtiens.
Après tant de boycotts visant à empêcher la construction dudit canal, les dominicains très acides envers les fils d’Haïti. Pour éviter d’être victimes, plusieurs expatriés haïtiens ont quitté, hier jeudi, le territoire dominicain pour rentrer au bercail.
Rappelons, en octobre 1937, après la décision du président dominicain Rafael Leonidas d’éliminer les haïtiens, entre 20 000 et 35 000 haïtiens furent tués. Ce massacre se déroula principalement le long de la rive dominicaine de la rivière de Dajabon qui marque le tracé septentrional de la frontière entre les deux pays.


