La Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a mené, ce vendredi, une opération de perquisition à la résidence du maire intérimaire de Port-au-Prince, Youri Chevry. L’agent exécutif intérimaire. visiblement surpris, affirme n’avoir reçu aucune information préalable sur les motifs de cette intervention policière.
Selon les premières déclarations de M. Chevry, les agents de la DCPJ ont procédé à la saisie des armes appartenant à ses agents de sécurité. « Je ne comprends pas les raisons de cette descente », a-t-il indiqué, précisant qu’aucune infraction ne lui a été signifiée.
Cette opération survient dans un climat de tension croissante, alors que plusieurs hauts fonctionnaires de l’administration publique sont récemment pointés du doigt pour leurs supposées accointances avec des groupes armés opérant dans la capitale. La DCPJ semble multiplier les actions visant à vérifier, voire à neutraliser, les réseaux de soutien dont bénéficieraient certains gangs au sein même des institutions publiques.
Pour l’heure, aucune communication officielle de la police judiciaire n’a été publiée pour clarifier l’objectif exact de la perquisition. Toutefois, cette initiative alimente les interrogations sur l’étendue des complicités présumées et sur la détermination des autorités à assainir les rangs de l’appareil étatique dans la lutte contre la criminalité organisée.


