Le porte-parole de la Mission multinationale de soutien à la sécurité, MMSS, Jack Mbaka, a annoncé le début des opérations décisives contre les gangs. Invité a la rubrique Le Point sur Radio et Télé Métropole, MBaka déclare que les jours s’annoncent difficiles pour les gangs contrôlant 80% de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Haïti pâtit depuis des mois de la violence croissante de groupes armés. Ces derniers sont accusés de nombreux meurtres, viols, pillages et enlèvements contre rançon.

Malgré le déploiement d’une mission multinationale d’appui à la police haïtienne, cet été, menée par le Kenya et soutenue par les Notions unies (ONU) et les Etats-Unis, les violences ne faiblissent pas.

Vendredi au micro du journaliste, Wendell Théodore, le porte-parole de la Mission multinationale d’appui à la sécurité, Jack Mbaka hausse le ton annonçant des mesures drastiques contre les bandes armées.
Lors de cet entretien, il a déclaré que les jours des chefs de gangs Barbecue, Izo et Vitelhomme sont comptés avant de souligner que ces criminels seront traqués jusqu’à leur dernier retranchement.
À la question de savoir si la MMSS prévoit mener des opérations aériennes pour restaurer la paix dans le pays, le porte-parole répond :
«Oui oui, c’est déjà programmé. Nous avons des pays comme le Salvador, le Guatemala qui vont nous donner des hélicoptères et d’avions militaires. Ces équipements seront utilisés dans les opérations», a confié Jack Mbaka qui se dit confiant pour affronter les bandits armés.
Ce week-end, plusieurs personnes âgées entre 70 et 80 ans ont été tuées dans l’agglomération de Port-au-Prince, selon l’ONU. Le bilan du massacre de ces personnes à Wharf Jérémie continue de s’alourdir, dépassant désormais les 200 victimes.
Ce drame, attribué au gang de Micanord, continue de bouleverser la commune de Cité-Soleil. La tragédie a suscité de vives réactions à l’international.


