Le président du Conseil électoral provisoire (CEP), Jacques Desrosiers, a tenu à faire taire les rumeurs et les discours propagandistes sur une éventuelle tenue d’élections avant le 7 février prochain.
Alors que près de 90 % de la capitale, Port-au-Prince, demeure sous le joug des gangs armés, rendant quasi impossible le déroulement des campagnes électorales, le pouvoir intérimaire s’adonne à une vaste opération de communication visant à faire croire qu’au 7 février prochain, l’ordre constitutionnel sera rétabli dans le pays.
Intervenant le week-end écoulé sur les ondes de Radio Méga, M. Desrosiers a déclaré qu’il est impossible d’organiser des élections dans le pays avant le 7 février, date à laquelle un président élu devrait normalement entrer en fonction.
Le président du CEP a évoqué plusieurs facteurs expliquant ce retard, notamment la crise sécuritaire persistante, l’instabilité politique chronique et la prolifération des gangs armés à travers le territoire national.
Cette déclaration, qui soulève de vives inquiétudes quant au risque d’un vide institutionnel après le 7 février, intervient au lendemain de la publication d’une note officielle du CEP, jeudi, invitant les partis politiques et les organisations de la société civile à récupérer le projet de décret électoral à partir du vendredi 31 octobre, au local du Conseil.
Des membres d’organisations de la société civile accusent le Conseil présidentiel de transition (CPT) de vouloir préparer une mascarade politique.
De son côté, le parti UNIR appelle à des amendements au projet de décret électoral fraîchement publié par le Conseil électoral provisoire (CEP).
Pour Clarens Renois, dirigeant de cette formation politique, la sortie de crise passe par le départ du CPT et la mise en place d’une nouvelle structure capable de rétablir la confiance et d’organiser des élections crédibles dans le pays.


