Alors qu’Haïti traverse une crise profonde, multiforme et persistante, le premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé a apporté, ce mardi 9 septembre, son plein soutien à la résolution des États-Unis et du Panama visant à transformer la MMSS en une Force de Répression des Gangs. Cette force devant mobiliser un personnel de 5 500 membres aura pour mission de mener des opérations ciblées contre les foyers de gangs et protéger les infrastructures symboliques de l’Etat.
Mardi, Fils- Aimé a participé, par visioconférence, à une réunion de haut niveau avec le Conseil de sécurité de l’ONU. Selon une note officielle, le chef du gouvernement a mis en avant les défis auxquels est confronté le pays et soutenu la transformation de la Mission multinationale de soutien à la sécurité en une mission de maintien de la paix pour matter les gangs.
« Cette évolution, attendue par la population haïtienne, représente un pas décisif pour soutenir l’autorité de l’État, protéger les communautés et contribuer à la stabilité nationale et régionale», peut-on lire dans le communiqué.
Le chef du gouvernement a rappelé que la situation actuelle exige des réponses adaptées à l’ampleur des défis sécuritaires. Il a souligné que la transformation de la MMAS en une force de répression des gangs constituera également un atout majeur pour permettre à Haïti d’organiser des élections démocratiques dans les meilleurs délais, renforçant ainsi la gouvernance et la légitimité des institutions.
Dimanche 7 septembre la CARICOM a plaidé en faveur du déploiement de nouvelles troupes en Haïti. Cette initiative saluée par de nombreux pays intervient dans un contexte où Haïti est sous la menace persistante des regroupements criminels.
Par ailleurs, la Chine et la Russie, membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, se sont opposées, à maintes reprises, à une transformation de la MMSS en une force onusiene permanente, en raison de préoccupations concernant l’absence de légitimité du gouvernement haïtien et l’ingérence étrangère dans la politique interne. Elles ont également critiqué les États-Unis pour leur rôle dans l’afflux d’armes illégales en Haïti.


