Les bandits armés regroupés au sein de la coalition criminelle «Viv Ansanm» continuent de semer la terreur dans la capitale haïtienne, Port-au-Prince, plongée dans le chaos. Jeudi après-midi, le Commissariat de Port-au-Prince, situé dans les parages du Champ-de-Mars a été la cible des gangsters notamment le caïd de Village de Dieu. Des tirs à l’arme automatique ont été entendus créant un climat de terreur palpable.
Le centre-ville de Port-au-Prince a été le théâtre d’affrontements entre policiers et bandits qui ont coordonné une attaque contre le Commissariat de Port-au-Prince. En effet, des tirs nourris ont retenti dans les rues Capois, Romain entre autres forçant les résidents à fuir leurs maisons.

Lors de cette attaque, Vladimir Paraison chef de la sécurité du palais national a été blessé par balle allors qu’il venait en renfort aux policiers affectés au Commissariat de Port-au-Prince. Atteint de projectile, le responsable a été transporté en urgence à l’hôpital pour se faire soigner.
Cette nouvelle vague de violences souligne l’insouciance et la désinvolture des autorités qui semblent se limiter à des promesses utopiques.
À Delmas 17, 19, 30, 31, 32, la situation est encore tendue. Les gangs défiant le gouvernement CPT-FILS-Aimé tuent, volent, violent et incendient.
Alors que la population livrée à elle même attend des actions concrètes pour ramener la paix dans le pays pris en otage par des bandits armés.
Haïti pâtit depuis longtemps des violences de bandes criminelles, accusées de meurtres, viols, pillages et enlèvements contre rançon, dans un contexte de grande instabilité politique.
Ces violences se sont aggravées depuis un an, lorsque des groupes armés ont lancé en février 2024 des attaques coordonnées à Port-au-Prince pour obtenir la démission du Premier ministre de l’époque Ariel Henry. Ce dernier avait démissionné en mars 2024, laissant la place à des autorités de transition peinant à contenir la crise sécuritaire.


