Le chef de la force kényane en Haïti, Godfrey Otunge s’est montré confiant lundi quant à la réussite de la mission multinationale d’appui à la sécurité en Haïti. Lors d’une conférence de presse conjointe avec le DG de la police haïtienne, Rameau Normil, ténue à la direction générale de l’institution policière à Clercine, l’officier Otunge a déclaré qu’il n’y a ‹‹ pas de place à l’échec ›› .
Le Standard, le 12 juillet 2024. Haïti pâtit depuis des décennies d’une instabilité politique chronique. Mais depuis quelques mois le pays est plongé dans une crise sécuritaire aiguë marquée par la recrudescence de la montée spectaculaire des actes de violences orchestrés par les bandits armés.
Pour remédier à la situation, 200 policiers kényans dans cadre d’une mission multinationale d’appui à la sécurité dirigée par le Kenya et soutenue par l’ONU ont été déployés, mardi 26 juin, à Port-au-Prince. Ces officiers visent à épauler la police haïtienne en proie à d’énormes difficultés face à un manque de moyens criant.
L’arrivée des officiers kényans en Haïti survient quelques mois après que de puissants gangs ont pris le contrôle de la majeure partie de la capitale du pays, Port-au-Prince, et ont conduit à la démission du Premier ministre contesté, Ariel Henry.
Alors que la situation sécuritaire d’Haïti atteint un sommet critique, Godfrey Otunge tente de rassurer le peuple haïtien désespéré face à une résurgence de la violence des gangs qui contrôlent 80 % de l’aire métropolitaine de Port-au-Prince.
« Nous avons un travail que nous sommes déterminés à accomplir », a déclaré l’officier kényan Godfrey Otunge. « Nous avons l’intention d’y parvenir en travaillant en étroite collaboration avec les autorités haïtiennes et les partenaires locaux et internationaux dédiés à une nouvelle Haïti. »
Le chef de la force multinationale dirigée par le Kenya et chargée de lutter contre la violence des gangs en Haïti a soutenu qu’il n’y a « aucune place à l’échec » et que la mission de police soutenue par les Nations Unies était déterminée à garantir des élections démocratiques dans ce pays des Caraïbes.
Parallèlement, Otunge a déclaré que la nouvelle mission vise à « créer des conditions de sécurité propices à la tenue d’élections libres et équitables »
Il faut rappeler que les gangs ont pris le pouvoir depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse le 7 juillet 2021 et on estime qu’ils contrôlent désormais jusqu’à 80 % de la capitale haïtienne. L’augmentation des meurtres, des viols et des enlèvements a déclenché un violent soulèvement de groupes d’autodéfense civils.


