Au milieu de la crise multiforme que connaît Haïti, des pays amis sont venus à la rescousse pour faire face à la montée spectaculaire des actes de violence. En effet, après la Colombie, le Mexique, c’est au tour du Brésil de voler au secours du pays des Caraïbes pris en otage par les gangs armés.
Les forces de sécurité brésiliennes formeront 400 policiers haïtiens dans le cadre d’un programme axé sur le renforcement des capacités opérationnelles de la police nationale d’Haïti. L’annonce a été faite par le président du Conseil présidentiel de transition, Fritz Alphonse Jean. Cette déclaration intervient dans un contexte de crise croissante en Haïti.

Depuis des années, les gangs étendent leur influence à travers des crimes organisés visant les institutions symboliques de l’État. Ces actes barbares mettent en lumière la faiblesse des autorités et alimentent les accusations de complicité entre certains responsables et des bandes armées, réputées pour leurs ambitions d’expansion territoriale. Selon le dernier rapport de l’ONU, 90% de la capitale est sous le joug des bandits armés accusés de vols, viols, kidnappings et d’incendies criminels.
Face à cette situation alarmante, les autorités haïtiennes partent à la rescousse des partenaires étrangers pour combattre les gangsters. C’est dans cette perspective, que le gouvernement haïtien compte envoyer, au mois d’août, 400 policiers en formation au Brésil.
Lors d’une interview accordée à Associated Press (AP), lundi 28 juillet, Fritz Jean a indiqué qu’au total, 700 policiers et soldats haïtiens seront formés par des pays étrangers dans les prochains mois et rejoindront ensuite une mission dirigée par le Kenya et soutenue par l’ONU.
Haïti compte environ 10 000 policiers et 1 300 soldats pour 12 millions d’habitants. Ce nombre est trop faible pour assurer la sécurité du pays. C’est pourquoi le gouvernement a lancé un programme pour former des agents à l’étranger.
Dans le cadre de cette initiative, l’armée colombienne formera également un millier de soldats et policiers haïtiens. Cette mesure présentée comme un « geste de solidarité » inscrit dans une coopération renforcée entre Bogota et Port-au-Prince. Ce programme est centré sur la modernisation et le renforcement des forces de sécurité haïtiennes, selon les autorités qui n’ont communiqué aucune date pour cette formation.


