L’administration Trump s’apprête à émettre un ordre de santé publique visant à restreindre l’immigration à la frontière sud des États-Unis. Selon CNN, cette mesure classerait les migrants comme un risque sanitaire, rappelant une politique mise en place en 2020 sous la présidence de Donald Trump. À l’époque, cette décision avait été vivement critiquée par les défenseurs des droits des immigrés.
Les discussions autour de ce nouvel ordre ont notamment évoqué la rougeole et la tuberculose comme motifs de justification. L’administration cherche ainsi à renforcer ses restrictions aux frontières, malgré une baisse importante des traversées illégales ces derniers mois. Le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) devra déterminer si une menace sanitaire justifie réellement cette mesure.
Des experts en santé publique ont déjà exprimé des réserves, soulignant qu’aucune justification médicale claire n’existe pour restreindre l’immigration sur cette base. Par ailleurs, des groupes de défense des droits de l’homme envisagent de contester cette décision en justice, comme ils l’avaient fait lors de la précédente utilisation du Title 42.
Alors que l’administration continue d’intensifier ses restrictions à la frontière, cette nouvelle initiative pourrait avoir d’importantes répercussions humanitaires et juridiques, relançant le débat sur l’usage des mesures sanitaires à des fins de politique migratoire.


