Le numéro un du Parquet de Port-au-Prince, Me Edler Guillaume a adopté des mesures d’interdiction de départ contre tous ceux et toutes celles qui sont épinglés dans le rapport de l’Unité de Lutte contre la Corruption (l’ULCC). C’est le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Edler Guillaume, qui a confirmé la nouvelle en conférence de presse, lundi 27 novembre.
LE STANDARD, le 29 novembre 2022. Dans une correspondance acheminée au directeur du service de l’Immigration et de l’Emigration, le 27 novembre 2023, le défenseur de la société, Me Edler Guillaume a interdit toutes les personnes indexées dans le rapport de l’ULCC de quitter le pays. Plusieurs anciens hauts-fonctionnaires d’État dont Alfredo Junior Antoine et Jemley Jean-Baptiste, figurent sur la liste des présumés corrompus qui sont interdits de quitter le pays.
Appelés à se présenter par-devant le Commissaire du gouvernement près du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Edler Guillaume, l’ancien parlementaire, Alfredo Junior Antoine et l’ex-directeur de l’ONA, Jemley Jean-Baptiste n’ont pas répondu à l’invitation. Ils devaient comparaître pour répondre aux accusations liées au scandale de corruption de l’Office National d’Assurance-vieillesse ( ONA) portées à leur encontre.
Par l’entremise de Me Sonet Saint-Louis, son avocat, l’ex-représentant de la commune de Kenscoff a adressé une correspondance à Me Edler Guillaume pour l’expliquer que le parquet n’est pas l’instance approprié pour statuer sur cette affaire. Cependant, il a souligné qu’il est disponible pour répondre les questions de n’importe quel tribunal compétent en cette matière.
De son côté, Jemley Jean-Baptiste, ex-directeur de l’ONA, a écrit au titulaire du parquet de Port-au-Prince, Me Edler Guillaume pour demander le report de son audition à la huitaine.
Parallèlement, Stéphanie Mondestin, l’ancienne directrice de l’Office National d’Assurance-vieillesse, elle aussi interdite de quitter le pays. Cette dernière a été auditionnée par Me Edler Guillaume. Après des heures d’audition, elle a été libérée pour des raisons humanitaires. Toutefois, son passeport a été retenu par le commissaire du gouvernement.
Elle avait été interpellée le jeudi 23 novembre dernier à l’aéroport Toussaint Louverture au moment où elle s’apprêtait à laisser le pays à bord d’un vol Sunrise Airways en direction de la République Dominicaine.
Toujours dans le cadre de ce dossier, d’autres personnalités seront attendues au carré du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince.


