Une semaine après que les collines de Los Angeles se sont embrasées, les vents violents doivent se renforcer mardi, compliquant la tâche des pompiers et augmentant le risque de nouveaux départs de feu.
À Los Angeles, les vents qui attisent les flammes se sont renforcés et promettent une journée de mardi 14 janvier difficile pour les pompiers de la « Cité des anges ».
« Non seulement ces conditions extrêmes et dangereuses compliquent beaucoup la lutte contre les incendies en cours, mais elles rendront de nouveaux départs de feux beaucoup plus probables », alertent les services météo américains. « Des conditions météo extrêmement propices aux feux » se développent dans la région, où des rafales soufflent déjà jusqu’à 120 km/h dans certaines zones, et elles dureront au moins jusqu’à mercredi, avertissent-ils.
« Nous allons continuer à utiliser tous les moyens dont nous disposons pour combattre les incendies », s’est engagé lundi à la mi-journée le président Joe Biden.
Ces vents chauds et secs annoncés devraient avoir « une force proche de celle d’un ouragan », a estimé la maire de Los Angeles, Karen Bass.
Assiégée par les flammes depuis mardi dernier, la deuxième ville la plus peuplée des États-Unis compte ses morts jour après jour : le bilan officiel s’est alourdi dimanche à 24 morts.
« Nous tombons tous les jours sur des corps »
Dans les quartiers ravagés, des secouristes assistés de chiens continuent d’inspecter les décombres à la recherche de corps. « C’est une tâche très éprouvante, et malheureusement, nous tombons tous les jours sur des corps », déplore le shérif du comté de Los Angeles, Robert Luna.
Les efforts déployés par des milliers de pompiers, venus y compris du Mexique voisin, ont néanmoins permis de circonscrire en partie les deux principaux incendies au cours des derniers jours. Les soldats du feu à pied d’œuvre ont reçu des renforts humains et matériels, dont des dizaines de camions-citernes, et sont prêts à faire face à la situation, ont assuré plusieurs de leurs responsables.
Tout retour des évacués a néanmoins été stoppé jusqu’à jeudi à cause du vent qui regagne en puissance, ont averti les pompiers, qui appellent à la patience les dizaines de milliers d’habitants faisant la queue, parfois pendant des heures, dans l’espoir de récupérer des médicaments ou des vêtements chez eux, ou tout simplement de voir si leur maison a été détruite ou non.
« Ma maison a brûlé, je le sais. J’ai vu des photos : il ne reste que la cheminée. Mais j’ai besoin de le voir de mes propres yeux pour y croire », lâche Fred Busche.
Dans les quartiers sinistrés où les flammes ont été éteintes, les lotissements ne sont plus que des tas de cendres et de décombres.
À Altadena, au nord de Los Angeles, une des deux zones les plus touchées, Zahrah Mihms essaie de contenir l’angoisse de son petit Ethan, 4 ans. « J’essaie de lui faire oublier ce qui se passe et de lui dire : ‘Tout va bien. Notre maison a eu un petit bobo, mais on va la réparer. Tout va bien se passer »‘, raconte-t-elle, encore chaussée avec les pantoufles qu’elle portait lorsqu’elle a dû en partir précipitamment à cause du feu.


