Le mouvement VISOL (Vizyon pou Sove Leta ak Sosyete a) tire la sonnette d’alarme ce mardi 14 octobre 2025 lors d’une conférence de presse sur la situation dramatique du pays, où l’insécurité et la faim touchent de plus en plus de familles. Selon l’organisation, la population subit quotidiennement les effets de l’incapacité des autorités à protéger et soutenir les citoyens.
Son porte-parole, Vilpigie Grégory, pointe du doigt la perte d’autorité de l’État, illustrée par l’intervention croissante de groupes armés dans des activités sociales et éducatives. Ces groupes, agissant comme des relais de l’État, distribueraient des kits scolaires aux enfants lors de la réouverture des classes, ce qui est largement relayé sur les réseaux sociaux et considéré comme un signe de dérive institutionnelle.
Il critique également la gestion du budget national 2024-2025, qui s’élève à plus de 323 milliards de gourdes. L’organisation estime que ces fonds n’ont pas été utilisés pour améliorer les conditions de vie de la population et réclame l’intervention de la Cour des comptes et de l’ULCC pour faire la lumière sur des détournements éventuels.
Le mouvement s’oppose en outre à la résolution 2793 de l’ONU, adoptée sans consultation populaire et jugée insuffisante pour protéger les victimes de violences. Selon VISOL, cette décision montre que les mêmes erreurs politiques se répètent et que les responsables n’assument pas leurs obligations envers la population.
VISOL appelle à une mobilisation citoyenne durable et au départ du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) ainsi que du Premier ministre. L’organisation se positionne comme un acteur de vigilance et demande un véritable changement au sommet de l’État pour restaurer la sécurité, la justice et la confiance dans les institutions.


