Des drones piégés d’explosifs ont visé tôt dans la matinée de ce mercredi 19 mars 2025, plusieurs quartiers de l’air métropolitaine de Port-au-Prince, où résident les chefs de gangs. Selon des des sources concordantes, plusieurs bandits ont été tués, des maisons les servant de cachettes détruites illustrant des mesures concrètes pour traquer les regroupements criminels jusqu’à leur dernier retranchement.
Alors que la crise sécuritaire s’est intensifiée par la montée spectaculaire des actes de violence, les forces de sécurité tentent de répondre aux menées subversives des gangsters, responsables de viols, tueries de masse, enlèvements en série, incendies criminels, entre autres.

Les attaques de gangs en cours dans les quartiers de Port-au-Prince ont contraint près de 60 000 personnes à fuir leur domicile en seulement un mois, a annoncé mardi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). L’intense violence perpétrée par la puissante coalition de gangs Viv Ansanm a touché des quartiers de Delmas, Carrefour-Feuilles, Martissant, Fort National, Pétion-Ville et Tabarre érodant les dernières zones exemptes de gangs.
Face à cette situation alarmante, dans l’aube de ce mercredi, des drones chargés d’explosifs ont été largués dans plusieurs quartiers notamment Gran Ravin, Village de Dieu, Fouchard et Delmas, bastions de gangs coûtant la vie à de nombreux bandits, membres de la coalition criminelle Viv Ansanm dirigé par Jimmy Chérisier alias Barbecue.
Alors que les voyous s’apprêtaient à semer la terreur dans les zones de Parco et Debussy situées dans les hauteurs de la capitale haïtienne prise en otage par les civils armés, les soldats de Ti Lapli ont été visés par des frappes intenses faisant plusieurs blessés. Des pertes matérielles importantes sont également enregistrées provoquant peur, frustration et angoisse dans les camps des hors-la-loi.
Les gangs armés voulant s’emparer des communes de Delmas et de Pétion-Ville semblent incapables à contrer le nouveau mode opératoire des autorités. Selon les chiffres avancés par le défenseur des droits humains, Pierre Espérance, une cinquantaine de bandits ont été abattus. Outre ces décès, s’ajoutent de nombreux blessés.
La plupart des victimes ont été enregistrées à Delmas et Village-Dieu dirigés respectivement par les caïds Barbecue et Izo frôlant la mort lors des premières opérations policières menées à l’aide de drones kamikazes, début mars.


