Une attaque coordonnée des gangs a été perpétrée hier, jeudi 27 février contre le Gymnasium Vincent situé à la Rue Romain au centre ville de Port-au-Prince. Alors que cette infrastructure sportive servait de refuge aux personnes déplacées. Des tirs d’armes de gros calibre ont été entendus plongeant les déplacés forcés et les résidents dans la tourmente.
Les assauts lancés contre le Gymnasium Vincent ont été annoncés par les malfrats. Leur plan d’attaque a été dévoilé. En dépit de tout, les autorités concernées n’ont rien fait pour mater les offensives des bandits armés qui ont mis leur projet à exécution.
Selon les témoignages recueillis, les envahisseur étaient vêtus de salopettes jaunes portant des casquettes estampillées UVD (Unité de Village-de-Dieu). Ils se sont emparés du Gymnasium Vincent ciblant le Commissariat de Port-au-Prince situé à un jet de pierre du palais national.
Des policiers spécialisés déployés sur les lieux ont échangé des tirs avec les regroupements criminels. Face à cette situation de tension, les résidents et les déplacés internes pris au piège ne savaient à quel saint se vouer fuyant la zone sous les balles. Cette nouvelle offensive illustre l’incapacité des autorités gouvernementales à garantir la sécurité des vies et des biens.
Port-au-Prince, la capitale d’Haïti est désignée la ville la plus violente du monde en 2024, selon une étude du Conseil citoyen pour la sécurité publique et la justice pénale. Port-au-Prince arrive en tête des villes les plus dangereuse du monde, avec un taux de 139,3 homicides pour 100 0000 habitants en 2024. Ce classement met en lumière l’inexistence de l’État dans un pays pris en otage par des gangs armés.


