Le Conseil électoral provisoire (CEP) a annoncé le report des opérations d’inscription des électeurs et d’enregistrement des candidats, initialement prévues les 1er et 13 avril 2026.
Intervenant sur Radio Métropole ce jeudi, le président du CEP s’est montré clair : la tenue d’élections au mois d’août n’est plus envisageable. Cette déclaration renforce les doutes quant à l’organisation des scrutins au cours de l’année.
Dans une note publiée le même jour, le CEP justifie cette décision par la publication d’un arrêté pris en Conseil des ministres, modifiant l’article 3 de l’arrêté du 18 septembre 2024 nommant ses membres et fixant leur mandat. Ce nouveau texte enjoint l’institution de « prendre toutes les dispositions nécessaires, en ce qui le concerne, pour l’application des articles 12 et 14 du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections ».
Dans ce contexte, le CEP indique travailler à l’harmonisation du décret électoral du 1er décembre 2025 avec les dispositions du Pacte, une démarche qui impacte directement le calendrier électoral.
Alors que le gouvernement a fait des élections et de la sécurité ses priorités, ce report soulève des interrogations sur la volonté réelle du pouvoir intérimaire d’organiser des scrutins dans un pays sans président depuis l’assassinat de Jovenel Moïse en 2021.


