Le mouvement politique « Evèy Patriyotik Jovenelis yo (EPJ) » a tenu le jeudi 9 octobre 2025 sa cérémonie de lancement officiel à l’hôtel Kinam II, à Pétion-Ville. L’organisation a réaffirmé sa mission : poursuivre l’œuvre du président Jovenel Moïse et dénoncer ce qu’elle qualifie de contrôle excessif exercé par une élite sur les institutions nationales.
Lors de son allocution, le porte-parole du mouvement, professeur Eudes Lajoie, a décrit la situation actuelle comme » critique » et a estimé que le pays traverse l’une des périodes les plus difficiles depuis l’assassinat du président Moïse dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021.
Selon M. Lajoie, cet assassinat a mis en lumière la puissance d’une « oligarchie intéressée uniquement par ses propres gains », qui ne viserait ni le progrès ni la stabilité d’Haïti. Il a accusé cette élite d’avoir pris le contrôle du pouvoir politique à travers l’arrivée d’Ariel Henry et la mise en place du Conseil Présidentiel de Transition (CPT).
Le porte-parole a pointé du doigt la concentration de pouvoir dans plusieurs institutions clés, telles que : la Primature, la Police nationale d’Haïti, la Douane et l’Autorité portuaire nationale (APN). Il a également dénoncé le silence de certains médias et acteurs de la société civile face à ce qu’il qualifie de pillage organisé des ressources publiques.
L’EPJ a mis en garde contre les conséquences d’élections ou de nominations perçues comme manipulées, avertissant que cela pourrait nuire gravement au pays. Le mouvement appelle à la mobilisation de la population pour défendre les idéaux de Jovenel Moïse et contrer ce qu’il décrit comme un projet politique destructeur.
Le professeur a conclu en appelant la population à s’unir autour des idéaux de justice portés par Jovenel Moïse. Il a réaffirmé la détermination de l’EPJ à faire entendre la voix du peuple et à s’opposer à toute forme de domination politique contraire aux intérêts nationaux.


