À l’occasion du 219e anniversaire de l’assassinat de l’Empereur Jean-Jacques Dessalines, la plateforme politique Lwès An Avan a procédé, ce vendredi 17 octobre 2025, à son lancement officiel. L’événement, marqué par des discours à forte tonalité patriotique, a également servi de tribune pour dénoncer l’inaction du gouvernement face aux défis politiques et sécuritaires du pays.
Le coordonnateur de la plateforme, Wadson Jean, a salué la mémoire du Père fondateur de la nation, qu’il décrit comme « symbole éternel de la souveraineté et du courage du peuple haïtien ». Dans son allocution, il a fustigé la passivité des dirigeants actuels, estimant qu’« après 219 ans, l’État n’a rien fait pour préserver l’indépendance réelle d’Haïti ». Il a en outre déclaré que l’accord du 3 avril et la date du 7 février à venir deviendront caducs, estimant que ces cadres politiques ne répondent plus aux aspirations du peuple.
De son côté, Thomas Anslot, porte-parole du mouvement, a exprimé sa frustration face à la stagnation du pays. Il a évoqué la nécessité d’un mouvement de chambardement , qui, selon lui, visera à rompre définitivement avec la classe politique traditionnelle, accusée d’avoir trahi les intérêts nationaux. Il a également appelé la population à ne pas renouveler le mandat des neuf membres du Conseil de transition, jugés incompétents et irrespectueux de l’accord du 3 avril.
Pour sa part, St-Paul Wilsmith, secrétaire général de la plateforme, a dénoncé avec véhémence l’ingérence constante de la communauté internationale dans les affaires internes d’Haïti. Selon lui, cette dépendance extérieure continue d’affaiblir la souveraineté nationale que Dessalines avait chèrement conquise.
En ce 17 octobre, alors que le pays commémore la disparition du père de la patrie, la plateforme Lwès An Avan dit vouloir ranimer l’esprit de Dessalines dans un contexte où la souveraineté nationale vacille et où la voix du peuple semble étouffée par la peur et l’indifférence des dirigeants.


