Les journalistes Markenzy Nathoux, Jimmy Jean et le policier Daniel Renaud ont été tués mardi 24 décembre au centre-ville de Port-au-Prince lors de la réouverture de l’hôpital de l’Université d’État d’Haïti ( HUEH) communément appelé l’hôpital général. Cette nouvelle tragédie met en lumière la puissance des gangs qui continuent de défier les autorités gouvernementales.
La réouverture de l’Hôpital général dysfonctionnel depuis environ neuf mois à cause de la violence des gangs a viré au carnage. En effet, des membres de la coalition Viv Ansanm ont orchestré une violente attaque contre le plus grand centre hospitalier du pays causant la mort de trois personnes dont deux journalistes. Pas moins de 10 blessés par balles dont 7 autres journalistes et deux (2) policiers sont également recensés, a appris L’Etendard.
Les journalistes tués répondent aux noms de Markenzy Nathoux, Jimmy Jean. Alors que les travailleurs de la presse couvraient la réouverture de centre hospitalier annoncée par le ministre de la Santé publique et de la Population, le Dr Duckenson Lorthe Blema.
D’après une source policière, le policier Daniel Renauld tué lors de cette fusillade faisait partie de la 24ème promotion de l’institution policière.
Les journalistes blessés se font soigner à l’Hôpital Universitaire Lapaix, situé à Delmas, dans l’agglomération de Port-au-Prince .
L’Hopital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH), aussi connu sous le nom d’Hôpital général, était fermé depuis le 29 février, après avoir été attaqué puis vandalisé par les membres des gangs de la coalition « Viv ansanm ».


