La communauté internationale se montre déterminée à tenir sa promesse envers Haïti. En effet, dans le cadre de la lutte contre le grand banditisme, 75 militaires guatémaltèques et 8 soldats salvadoriens sont arrivés à Port-au-Prince, ce vendredi 3 janvier 2025. Ces militaires rejoignent la Mission multinationale de soutien à la sécurité visant à épauler la police haïtienne confrontée à des attaques incessantes.
La crise sécuritaire, politique et humanitaire qui frappe Haïti s’est aggravée, ces derniers jours, avec une propagation de la violence des gangs qui contrôlent une grande partie de la capitale. Sur le terrain c’est une police en proie à d’énormes difficultés, face à un manque de moyens criant.
Face à la crise sécuritaire qui sévit dans le pays, plusieurs soldats étrangers sont arrivés, vendredi, à Port-au-Prince, la capitale d’Haïti en proie à la violence des gangs armés. Les soldats guatémaltèques et salvadoriens sont plus que jamais décidés à venir à bout de la violence.
Selon les informations parvenues à la rédaction du journal numérique L’Étendard, ils ont été accueillis à l’aéroport international Toussaint Louverture par, entre autres, le président du CPT, Leslie Voltaire, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, le directeur général de la PNH, Rameau Normil, et l’ambassadeur américain accrédité à Port-au-Prince, Dennis B. Hankins.
Haïti est plongée dans un état d’anarchie sanglante depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021.
Peu de temps après que le Premier ministre Ariel Henry ait été interdit de séjour dans le pays en raison de menaces de violences de la part des gangs alors qu’il était à l’étranger en mars dernier, le pays a été nominalement placé sous le contrôle d’un conseil de transition avec la bénédiction du bloc régional de la Communauté des Caraïbes, connu sous le nom de CARICOM.
Mais le pouvoir gouvernemental sur le terrain est pratiquement inexistant. Aucun élu n’est encore en poste, la plus grande prison du pays a été pratiquement vidée lors d’une évasion survenue lors du soulèvement des gangs, et la police nationale est largement perçue comme inefficace, corrompue.
Une force de police autorisée par l’ONU, composée en grande partie de Kenyans, est présente en Haïti depuis juin, mais la coalition promise de 2 500 agents n’a jamais compté plus de 416 agents. Elle n’a procédé à aucune arrestation majeure et n’a saisi aucun territoire de gang.


