Les violons ne s’accordent toujours pas entre les acteurs politiques haïtiens. Après plusieurs mois de grincements de dents et de tergiversations politiques, la position jugée radicale de la ministre haïtienne des Affaires étrangères, Dominique Dupuy, concernant l’expulsion massive des haïtiens par la République dominicaine envenime la situation. En effet, le Conseil présidentiel de transition exige la révocation de la chancelière, Garry Conille prend sa défense.
Dans une note publiée par le Ministère des Affaires Étrangères et des Cultes, la titulaire dudit ministère, Dominique Dupuy a dénoncé le caractère illégal de la nouvelle mesure prise par le président dominicain, Luis Abinader, visant à rapatrier 10. 000 haïtiens sans-papiers par semaine.
La position de la ministre des haïtienne Étrangères, Dominique Dupuy, suscite la grogne du Conseil présidentiel. La structure transitionnelle dirigée par Leslie Voltaire veut révoquer la ministre. Le premier ministre, Garry Conille s’oppose catégoriquement à une telle décision estimant que les conseillers présidentiels n’ont pas le pouvoir de renvoyer la chancelière.
Suite à l’opposition catégorique de Conille à la révocation de la ministre des affaires étrangères, les conseillers-présidents décident qu’elle n’a pas accès à la villa d’accueil.
Il est important de souligner que le pays fait face à des défis majeurs, alors que la Primature et le Conseil présidentiel de transition sont à couteaux tirés. Cette nouvelle mésentente met en lumière les atermoiements et l’égocentrisme politiques laissant peu de place à la réflexion et la planification de politiques publiques capables de résoudre la crise haïtienne.


