Le Premier ministre haïtien Garry Conille révoqué par le Conseil présidentiel de transition crie à l’arbitraire suite à la décision de l’organe transitionnel de le destituer de son poste. Dimanche, dans un message adressé à la nation, le serviteur de l’état dénonce l’irrégularité de la résolution prise par huit des neuf membres de la structure transitionnelle qui a mis fin à ses fonctions entant que premier ministre d’Haïti.
L’annonce de la décision du Conseil Présidentiel de Transition de démettre Garry Conille du poste de Premier Ministre a piqué les nerfs de ce dernier. Dans ses propos, le politicien souligne que cette décision constitue un « abus de pouvoir » de la part du Conseil présidentiel de transition.
Brandissant l’article 158 de la constitution haïtienne, l’homme de 58 ans affirme que c’est le Parlement et non le Conseil présidentiel qui peut révoquer un Premier ministre.
« En aucun cas le Conseil présidentiel , même dans le cadre de ses fonctions transitoires, ne peut remplacer le Parlement ni exercer un pouvoir qui ne lui a pas été attribué», a analysé Conille. Ce dernier regrette que sa révocation porte atteinte aux principes fondamentaux de la démocratie.
Le limogeage de Conille intervient après des semaines de grincements de dents entre les deux branches de l’exécutif. À l’origine, Garry Conille s’est opposé au remaniement ministériel proposé par le Conseil présidentiel qui ne jure que prendre contrôle des ministères de la Justice, des Finances, de la Défense et de la Santé
Il est crucial de souligner que les membres du Conseil présidentiel prennent des dispositions nécessaires pour installer ce lundi 11 novembre Alix Didier Fils-Aimé comme nouveau Premier ministre. Des agents de la Police nationale d’Haïti et des Forces armées assurent désormais la sécurité de l’homme d’affaires.


