Après des mois depuis que L’ONU cherchait un pays pour diriger une force non onusienne vers Haïti, en juillet dernier, sous le regard passif des pays disent amis d’Haïti le Kenya s’est porté volontiers pour prendre le leadership de cette force tant attendue par les haïtiens.
Le président kenyan, William Ruto, a réitéré ce jeudi 21 septembre 2023, la volonté de son pays d’honorer sa promesse envers Haiti. Lors de sa prise de parole à la 78e Assemblée Générale de l’ONU, Monsieur Ruto, qui a proposé de prendre la tête d’une force de sécurité en Haïti a soutenu qu’il est « hors de question » d’abandonner une population terrorisée par les gangs.
«Les cris de nos frères et sœurs, les premiers à avoir gagné leur combat pour la liberté face à la tyrannie coloniale, sont arrivés jusqu’à nos oreilles et nos cœurs», a fait savoir le numéro 1 de l’exécutif Kenyan sur la tribune de l’Organisation des Nations Unies.
Un peuple « fier » mais « humilié » qui aujourd’hui « souffre immensément, l’héritage amer de l’esclavage, du colonialisme, du sabotage et de l’abandon », a regretté l’homme de l’Afrique avant de souligner qu’Haïti est le pays pauvre des Caraïbes qui est ravagé par la violence des gangs qui contrôlent la majeure partie de la capitale.
Le président dominicain, Luis Abinader, a déjà entrepris des pourparlers avec son homologue Kenyan concernant l’éventuel déploiement de la force multinationale en Haïti. Ce qui n’a pas encore été fait par le premier ministre haïtien, Ariel Henry, qui avait sollicité l’appui de l’ONU. Alors qu’il partage le même espace avec le président Kenyan depuis en début de semaine.
Le 15 septembre écoulé était la date butoir pour le Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations unies de donner son aval à propos du déploiement d’une force d’appui à la Police Nationale d’Haïti. En dépit de la résolution envoyée audit Conseil de Sécurité, le dossier d’Haïti a été écarté de la table des discussions. Il faut souligner que, ladite résolution a été rédigée par l’Équateur et les États-Unis.


