Le torchon brûle entre le gouvernement Kényan, des membres de l’opposition et des citoyens de ce pays africain à propos de l’envoi de la Mission Multinationale de Soutien à la Sécurité en Haïti.
5 octobre 2022 / 5 octobre 2023, ça fait exactement un an depuis que l’insécurité qui sévit dans le pays a poussé le Gouvernement d’Ariel Henry à solliciter l’aide de l’international. Les États-Unis qui se sont montrés préoccupés par la gangstérisation d’Haïti ont cherché partout un pays pour prendre le commande d’une force d’appui à la PNH. Après tant d’échecs, le Kenya se dit prêt à diriger la mission. À cet effet, Il n’attendait que la validation de l’ONU pour honorer sa promesse.
Le lundi 2 octobre 2023, la résolution autorisant pour une période de douze mois le déploiement d’une force non onusienne en Haïti rédigée par les États-Unis et l’Équateur a été approuvée par le Conseil de sécurité de l’ONU. Sur quinze pays membres, 13 ont voté pour, deux ont fait abstention et zéro contre.
L’ex-ministre des affaires étrangères Kenyan muté au tourisme, Alfred Mutua, a fait savoir que la mission devrait arriver en Haïti, en début de l’année 2024. Par ailleurs, les sénateurs en opposition avec le pouvoir en place se questionnent sur la capacité opérationnelle des policiers kenyans qui seront déployés en Haïti pour déloger les gangs armés.
Selon les législateurs de l’opposition kényane, l’approbation parlementaire était nécessaire avant le déploiement de la police dans la mission de maintient de la paix dirigée par le Kenya en Haïti pour lutter contre la violence et les gangs.
«Les besoins de sécurité du Kenya devaient avoir la priorité sur tout engagement étranger», a déclaré Anthony Oluoch un parlementaire influent de l’opposition. Il a également critiqué l’inconstitutionnalité de la décision du président de Nairobi, William Ruto, d’engager les policiers kenyans qui, selon lui, n’ont même pas l’expérience dans la lutte contre la criminalité locale.
Pour l’heure, l’atmosphère est dans la querelle au Kenya. Le pouvoir, l’opposition, l’opinion publique divisés sur la question d’Haïti. Pour cette décision prise par le président William Ruto, certains Kenyans jugent que ce dernier est l’opprobre de la nation.
Le torchon brûle entre l’opposition, l’administration Kényane qui se porte volontaire pour venir éradiquer le grand banditisme en Haïti. Pourtant, suite de l’offre Kényane, douze autres pays dont la Jamaïque, Bahamas, Suriname, entre autres, attendent l’appel du président Ruto pour engager des policiers et militaires déjà disponibles à cette mission tant souhaitée par plus de 70% des haïtiens.


