Au centre de la crise multiforme qui sombre le pays, le Haut-Commissariat des Nations-Unies a publié un rapport accablant sur Haïti. Ce rapport couvrant le premier trimestre de l’année 2024 indique que 82 enfants ont été tués ou blessés lors des échauffourées entre policiers et bandits.
LE STANDARD, le 28 avril 2024. Depuis des mois, Haïti fait face à une crise sécuritaire aiguë. Cette crise n’a pas sans effet sur les enfants haïtiens.
Un rapport accablant publié par le Haut-Commissariat des Nations Unies, témoigne l’extrême gravité de la situation d’Haïti. Rien que pour le premier trimestre de l’année 2024, pas moins de 82 enfants ont été tués ou blessés lors des accrochages entre forces de l’ordre et bandes criminelles.

À Port-au-Prince, la violence des gangs armés atteint son apogée. Depuis environ deux mois, les activités sont au point mort où les écoles et universités sont restées fermées. En effet, les professeurs, les élèves et les étudiants sont confinés chez eux.

Dans cette même veine, les bandes armées s’en prennent aux nombreuses institutions éducatives. En toute impunité, les hors-la-loi agissent comme bon leur semble. À cet effet, ils ont vandalisé puis pillé voire incendié certains bâtiments abritant plusieurs facultés de l’Université d’État d’Haïti.

Il est à remarquer qu’en Haïti, la violence des gangs s’est accrue en fréquence et en intensité. Pas un jour ne se passe sans des cas de Viols, d’incendies, de pillages, de tueries de masse, de kidnappings, entre autres. La situation est gravissime. Qui pis est, même les enfants, ne sont pas épargnés.
Rappelons que, le 19 avril dernier, le rapport publié par le Bureau Intégré des Nations-Unies en Haïti (BINUH) a fait état de 2 505 personnes tuées ou blessées, tandis que 438 autres ont été enlevées par des bandits armés en trois mois.


