La Maison Blanche a brusquement mis fin, le mercredi 1er octobre 2025, au mandat de la majorité des membres du Conseil national des sciences humaines. Cet organe consultatif, qui compte normalement 26 universitaires, ne conserve désormais que quatre membres en fonction, tous nommés sous l’administration de Donald Trump.
Le Washington Post rapporte que les personnes évincées ont reçu un courriel officiel du bureau présidentiel leur notifiant la fin immédiate de leur mandat. « Votre position est terminée, avec effet immédiat », peut-on lire sur le message. L’institution concernée, le National Endowment for the Humanities (NEH), n’a pas donné de commentaire à la presse.
Cette situation soulève un problème pratique : les réunions du Conseil nécessitent un quorum de 14 membres, alors que seuls quatre sièges sont encore pourvus. De nouveaux candidats doivent être proposés par la Maison Blanche et confirmés par le Sénat avant que l’organe puisse fonctionner normalement.
Certains des responsables écartés avaient pourtant été désignés par Trump lui-même lors de son précédent mandat. Cette incohérence alimente les interrogations sur les véritables critères retenus pour ce remaniement radical.
Depuis plusieurs mois, Donald Trump multiplie les attaques contre les institutions éducatives, culturelles et muséales, qu’il accuse de promouvoir des idéaux hostiles aux États-Unis. Il a menacé de couper leurs financements en raison de leur soutien aux initiatives pour le climat, à la diversité ou encore aux manifestations pro-palestiniennes contre la guerre de Gaza.
Des associations de défense des droits mettent en garde contre une dérive politique qui pourrait fragiliser la vie culturelle américaine. Elles estiment que la décision de réduire le Conseil à seulement quatre membres risque d’effacer des décennies de progrès sociaux et de miner la reconnaissance de moments clés de l’histoire nationale.


