Jean Morose VILIENA, ancien maire de la commune des Irois, dans le département de la Grand’Anse, a été reconnu coupable de fraude à l’immigration par un tribunal fédéral américain, ont annoncé les autorités américaines le vendredi 28 mars 2025. Il encourt jusqu’à dix ans de prison, trois ans de liberté surveillée et une amende pouvant atteindre 10,25 millions de dollars. La sentence sera prononcée le 20 juin 2025.
Selon le ministère de la Justice, VILIENA a menti dans sa demande d’asile en dissimulant son implication présumée dans des actes de persécution violente en Haïti. « Le ministère de la Justice ne tolérera pas que des personnes ayant violé les droits humains s’intègrent illégalement dans nos communautés », a déclaré Matthew R. GALEOTTI, chef de la division criminelle.
Les accusations s’appuient sur une plainte déposée en 2017 par le Centre pour la justice et la responsabilité du Massachusetts, au nom de trois ressortissants haïtiens qui disent avoir été victimes de violences, notamment de torture, de meurtre et d’incendie criminel, pendant que VILIENA était maire.
« Ces crimes sont épouvantables », a souligné la procureure Leah B. FOLEY. « Les États-Unis ne seront jamais un refuge pour les auteurs de violences politiques. »
Aujourd’hui installé à Malden, au nord de Boston, VILIENA pourrait aussi être condamné à verser des dommages et intérêts aux victimes.
Pendant que la justice américaine agit, en Haïti, des criminels notoires continuent de siéger en toute tranquillité. Le contraste est brutal : La loi est dure, mais c’est la loi ». Le respect de la loi, même si elle paraît rigoureuse et contraignante, est la base de l’ordre social. Alors que qu’en Haïti c’est l’anarchie, l’impunité illustrant l’effondrement du pouvoir judiciaire. Un pays livré à lui-même, semblable à un poulailler sans porte, où chacun agit pour servir ses intérêts en dehors des principes de droit.


