Nous sommes proches du 7 février 2024. Une date symbolique, car en vertu de l’article 20 de l’accord du 21 décembre 2022, Ariel Henry devrait remettre le pouvoir à un président constitutionnellement élu. Cependant, le locataire de la Primature tarde le processus électoral dans le but de proroger son pouvoir caractérisé par l’insécurité, la mauvaise gouvernance, la corruption, la cherté de la vie ect.
Depuis après l’assassinat de Jovenel Moïse, le pays s’enlise dans une crise multidimensionnelle. Pour trouver un dégèle à cette crise aiguë, de nombreux protagonistes dont Ariel Henry ont paraphé un accord le 21 décembre 2022. Ledit accord intitulé « Consensus National pour une Transition Inclusive et des Élections Transparentes » avait pour objectif d’organiser les élections, résoudre le problème sécuritaire, assurer le bon fonctionnement des institutions étatiques pendant la période de transition.
L’exécutif tarde le processus électoral
En novembre dernier, le gouvernement de facto dirigé par le Premier Ministre Ariel Henry feint mettre le cap sur la formation du Conseil Électoral Provisoire. En effet, il a transféré une liste de 20 personnalités aux membres du Haut Conseil de la Transition. Sur laquelle, le HCT doit sélectionner neuf pour la formation du CEP. Dans cette liste dont le Standard a eu copie, maître Newton Saint-Juste,Jimmy Albert Kettely Julien, Newton St-Juste, entre autres font partie des aspirants conseillers électoraux.
Par ailleurs, Clarence Renois, le responsable du parti UNIR et d’autres leaders politiques avaient réagi des mois avant le transfert des noms de 20 personnalités aux membres du HCT pour la formation du CEP. Selon l’ancien candidat malheureux à l’élection présidentielle de 2015, la manière utilisée par le Gouvernement d’Ariel Henry pour former le CEP n’est pas conforme aux normes établies par la constitution.
Si les aspirants conseillers sont prêts à servir le pays, du côté de l’opposition dont PHTK des doutes planent sur les personnes désignées. L’article 20 de l’accord du 21 décembre 2022 prévoit qu’un président élu devrait prêter serment le 07 février prochain. Poutant, pour consolider le pouvoir, le gouvernement d’Ariel Henry fait du surplace sur la formation du CEP, l’organe chargé d’organiser des élections.
La situation sécuritaire d’Haïti monte d’un cran
Ariel Henry et les membres du Haut Conseil de la Transition faisaient croire qu’ils allaient travailler pour résoudre la crise sécuritaire. Cependant, au nez et à la barbe de ces derniers, les gangs pullulent. Ils étendent leurs tentacules partout. Les malfrats incendient, tuent, kidnappent, volent et violent.
Selon le Ministre des Affaires Étrangères, Jean Victor Généus, qui intervenait au Conseil de Sécurité de l’ONU, cette semaine, seulement pour l’année 2023, plus de 5 000 personnes ont été tuées, 1 432 blessées, 2 951 kidnappées et 37 policiers assassinés dans la violence liée aux gangs armés d’Haïti. En dépit de tout, rien n’a été fait par l’équipe au pouvoir pour un retour de paix en Haïti.
Le constat est clair. Sous la gouvernance d’Ariel Henry le pays va de mal en pis. On est en presence d’une situation alarmante. Le chef du gouvernement n’est pas à la hauteur pour résorber la crise.
Face à son incompétence pour trouver un dégèle à la crise multidimensionnelle (politique , économique, sécuritaire, insécurité alimentaire) que connait Haïti, un sentiment d’antipatriotisme développe chez les fils et filles de la première république noire du monde.
Il n’y a pas de corrompu sans corrupteur
Au sein du gouvernement Henry, la corruption occupe une place prestigieuse. Mis à part des autres institutions étatiques, la Caisse d’Assistance Sociale est le bastion des actes liés à la Corruption. En effet, l’ancienne directrice de la CAS, Edwine Tonton, alliée du locataire de la Primature et l’ex-chef comptable Pierre Richard Vales sont écroués en prison depuis avril 2023 pour avoir détourné des millions de gourdes.
Aussi, faut-il souligner que, le mercredi 15 novembre 2023, l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC) a transmis une liste de 11 rapports d’enquête au parquet de Port-au-Prince. Sur la quelle, figurent les noms des membres du gouvernement en place.
L’insécurité alimentaire, un problème récurrent en Haïti
L’orsque l’on parle de l’insécurité alimentaire, selon l’Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), cela fait référence à une situation où les gens n’ont pas un accès régulier à suffisamment d’aliments sains et nutritifs pour une croissance et développement normaux et une vie active et saine.
En plein 21e siècle, c’est à peu près la moitié de la population haïtienne qui vit en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 2 dollars américains par jour. L’État ne s’accentue pas sur la création d’emplois. Qui pis est, aucune disposition nécessaire n’a été prise pour attirer les investisseurs étrangers. Par conséquent, de nombreux haïtiens vivent à la merci des autres.
Selon les données disponibles, en octobre dernier, environ 20 000 haïtiens ont été classés comme étant en situation d’insécurité alimentaire aiguë.
Pas besoin d’être si clairvoyant pour constater qu’avec Ariel Henry, hormis la machine de la corruption, l’insécurité, rien ne fonctionne. Si les haïtiens restent dans leur silence, au profit de leurs intérêts mesquins, Ariel Henry et son équipe continuent d’enfoncer le pays dans labyrinthe.


