Sous l’initiative du responsable du parti les Engagés pour le Développement EDE, des centaines de manifestants ont marché dans diverses rues de la capitale haïtienne, le dimanche 17 septembre, non seulement pour protester contre l’insécurité qui sévit dans le pays, mais aussi pour dénoncer le comportement des dominicains qui exigent l’arrêt de la construction du canal sur La Rivière Massacre à Ouanaminthe dans le département du Nord-est.
Il était aux environs de 11 heures du matin quand plusieurs manifestants ont emprunté l’autoroute de Delmas à destination de la résidence officielle du premier ministre, Ariel Henry, située à Musseau. Pancarte en main, sur leurs parcours, les protestataires dansant au rythme de rara et d’un véhicule de sonorisation réclamaient le départ du premier ministre de facto. Ils en ont profité pour dénoncer les autorités dominicaines qui se montrent très acides à l’égard des haïtiens. « Nou bezwen sekirite. Aba vyolans sou fanm. Ariel Henry ak Abinader se marasa », ont scandé les adeptes de Claude Joseph.
Vêtus de maillots à l’effigie du parti EDE, les partisants de l’ex- chancelier haïtien critiquent ouvertement la passivité du docteur Ariel Henry à propos de l’insécurité qui gangrène le pays.
Arrivé aux alentours de la résidence officielle du chef de la primature, l’initiateur de la marche, docteur Claude Joseph, a délivré un message réclamant la démission du représentant de l’exécutif et dénonçant le comportement raciste et xénophobe de certains dominicains qui exigent l’arrêt de la reprise des travaux de canalisation sur la rivière Massacre.
Alors qu’ils ont gagné les rues, hier dimanche, pour réclamer le départ d’Ariel Henry, ce dernier pour sa part s’est envolé vers les États-Unis dans la même journée pour participer à la 78e Assemblée Générale de l’ONU.


